Madame Râleuse dénonce la pénurie de médecins et le projet gouvernemental de limiter le Botox pour lutter contre les déserts médicaux.

Attention, ici, l’actualité est revisitée avec une touche d’ironie et de second degré. Ce contenu est purement humoristique et n’a pas vocation à refléter une vérité absolue. Prenez-le pour ce qu’il est : une invitation à rire et à réfléchir, rien de plus !

Déserts médicaux : après avoir fabriqué la pénurie de médecins, le gouvernement découvre le coupable… le Botox ! Fallait oser !

6,28 millions de Français sans médecin traitant en mars 2026. Des rendez-vous introuvables. Des patients qui attendent des mois. Et le gouvernement vient de découvrir l’origine du problème !

Accrochez-vous. Ce n’est pas le manque de médecins formés pendant des décennies. Ce n’est pas non plus la répartition des praticiens sur le territoire.

NON ! C’EST LE BOTOX !

Ah, magnifique ! Il fallait quand même un sacré génie pour regarder un désert médical et se dire :

« Tiens, et si on s’occupait des injections antirides ? » À ce niveau-là, ce n’est plus de la politique de santé. C’est du maquillage administratif !

Pénurie de médecins : après le numerus clausus, le gouvernement sort le décret anti-Botox !

La dernière trouvaille du gouvernement ? Limiter la médecine esthétique à 30 % du temps de travail des médecins, pour les obliger à consacrer davantage de temps aux consultations classiques. C’est un projet de décret, pas encore une mesure entrée en vigueur.

Et voilà ! Un pourcentage, une réglementation, quelques signatures… et la pénurie n’a qu’à bien se tenir ! Sauf qu’il y a un petit détail embarrassant.

Pendant des décennies, les gouvernements successifs ont limité le nombre d’étudiants admis en médecine avec le fameux numerus clausus. En 1993, il ne restait que 3 500 places. Trois mille cinq cents !

On a rationné la formation des futurs médecins comme s’il s’agissait de distribuer les derniers tickets de cantine. Le numerus clausus a finalement été supprimé à partir de 2020, sous la présidence Macron. Mais former un médecin prend des années, et les capacités de formation restent limitées.

Résultat : aujourd’hui, on manque de praticiens. Et que fait-on ? On cherche du temps médical dans les seringues d’acide hyaluronique !

On a passé des décennies à fermer le robinet. Maintenant, on engueule les gouttes parce qu’il n’y a plus d’eau !

Les dermatologues consacrent 3 % de leur activité à l’esthétique… alors plafonnons à 30 % !

Et là, on atteint le grand art. Selon les organisations professionnelles de dermatologues, leur spécialité consacre en moyenne 3 % de son activité à l’esthétique.

Elles affirment également que 58 % des dermatologues n’en pratiquent pas du tout. Ce sont leurs chiffres, certes, mais ils méritent qu’on s’y arrête.

Le gouvernement propose donc un plafond de 30 % dans une spécialité où l’activité esthétique représenterait en moyenne 3 %.

C’est comme limiter les Français à dix baguettes par jour pour résoudre une pénurie de pain ! Mais rassurez-vous : certains généralistes se consacrent effectivement à l’esthétique et la mesure pourrait libérer des consultations.

Reste cette question assez gênante :

Combien exactement ? Et où ?

Parce qu’un généraliste qui réduit ses injections à Paris ne va pas forcément ouvrir son cabinet dans un village où le dernier médecin est parti à la retraite.

Mais bon, la géographie, c’est compliqué.

Un décret, c’est beaucoup plus facile à imprimer.

Six millions de Français sans médecin traitant : mais pourquoi les médecins quittent-ils les soins classiques ?

Voilà une question qui aurait peut-être mérité une petite réunion.

Pourquoi certains médecins préfèrent-ils l’esthétique aux consultations traditionnelles ? Peut-être parce que les actes esthétiques sont généralement plus rémunérateurs. Peut-être parce qu’un cabinet médical a des charges, du personnel, des frais et des horaires qui ne se paient pas avec des remerciements. Peut-être aussi parce que les conditions d’exercice jouent dans les choix professionnels.

Mais au lieu de commencer par comprendre ces arbitrages, on sort la calculette : 30 % d’esthétique. 70 % de soins. Merci, au revoir ! Fantastique.

Bientôt, pour résoudre la pénurie de boulangers, on obligera les pâtissiers à fabriquer 70 % de baguettes. Et si ça ne marche pas ?

On fera un décret sur les croissants !

Déserts médicaux : réparer cinquante ans de décisions avec un joli pourcentage ?

Il faut reconnaître que les pouvoirs publics ont commencé à corriger certaines erreurs : suppression du numerus clausus, augmentation des formations, dispositifs pour améliorer l’installation des médecins.

Mais ces réformes prennent du temps à produire leurs effets. Et les patients, eux, n’ont pas forcément dix ans devant eux pour obtenir un rendez-vous.

La pénurie actuelle ne résulte pas d’une seule décision ni d’un seul gouvernement. Elle s’est construite à travers des décennies de politiques de formation, de choix budgétaires et d’évolution des besoins de santé. C’est bien ce qui rend cette nouvelle mesure si intéressante à examiner.

Après avoir longtemps considéré le nombre de médecins comme une variable à contrôler, l’État découvre qu’il ne suffit pas de publier un décret pour en faire apparaître de nouveaux. Qui l’eût cru ?

Les dermatologues réclament notamment davantage de postes de formation. Les territoires manquent de praticiens. Et les patients veulent pouvoir consulter sans organiser une expédition de trois départements.

Mais nous voilà occupés à mesurer le pourcentage autorisé de médecine esthétique.

Il ne manque plus qu’un ministère du camouflage des pénuries. Avec un service spécialisé dans les rides du système de santé !

Monsieur le gouvernement, ce n’est pas la France qu’il faut lifter, c’est votre politique de santé !

Alors, résumons cette merveilleuse histoire.

Pendant des décennies, les pouvoirs publics ont limité la formation des médecins.

Aujourd’hui, des millions de Français peinent à se faire soigner.

Et pour récupérer du temps médical, le gouvernement envisage de limiter les injections esthétiques.

Pourquoi pas, si cela permet réellement de rendre des consultations aux patients.

Mais qu’on nous présente au moins des résultats mesurables, et pas simplement une opération de communication avec un beau chiffre rond !

Parce qu’un patient qui souffre n’a pas besoin d’entendre que le gouvernement a trouvé un nouveau pourcentage. Il a besoin d’un médecin !

Et si vous voulez vraiment vous attaquer aux causes de la pénurie, commencez peut-être par examiner les décisions qui ont contribué à la créer. Ce serait une idée. Révolutionnaire, apparemment.

Madame Râleuse — On peut effacer les rides avec du Botox. Mais cinquante ans d’erreurs politiques, ça ne disparaît pas avec une piqûre !

Sources

2 commentaires sur « Déserts médicaux : après avoir fabriqué la pénurie de médecins, le gouvernement découvre le coupable… le Botox ! Fallait oser ! »

  1. Désolé mais sur ce coup là je leur donne presque raison esthétique et cures sauf nécessité suite a accident ou maladie n’ont pas à êtres remboursés à plus de 25 % et encore en étant généreux comme les montures de lunettes changées régulièrement pour suivre la mode.

  2. Moins de médecins c’est moins d’empoisonnement par les médocs ! 40 000 morts environ par an par les pilules multicolores ! Par ailleurs 1700 morts par jour en France par les maladies … 700 par le cancer, 600 par le coeur, 300 par le diabète … Faut avoir la foi en la médecine d’aujourd’hui et serrer fort ses paupières pour ne pas voir ce qu’a écrit le biologiste Jean Rostand.
    « La médecine cultive la maladie, la tare. L’espèce se
    dégrade automatiquement; le mal biologique se renforce,
    s’accentue, la situation sanitaire empire. La thérapeutique
    est pourvoyeuse de tares, elle se recrute des clients. Elle
    crée des hommes qui auront besoin d’avoir recours à elle.
    Nous payons très cher le progrès médical et social. Voulons
    nous que l’humanité ne soit plus composée que de tarés en
    puissance, d’hommes insuffisants, tributaires de la médecine
    et de la pharmacie ? »

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