Ah, la démocratie numérique. Ce doux fantasme où chacun peut s’exprimer librement sur les réseaux sociaux… sauf quand ça dérange un peu trop. Et hop, le Conseil d’État entre en scène, perruque bien poudrée et jurisprudence millénaire à la main, pour nous expliquer qu’en cas de « circonstances exceptionnelles », l’État peut provisoirement couper les réseaux sociaux. (source : Conseil d’Etat) Mais attention hein, provisoirement, avec des conditions strictes, des pincettes juridiques, et une louche de gravité bien dosée.
C’est ce qu’on appelle le droit à la liberté conditionnelle numérique. Une liberté encadrée, surveillée, tolérée… jusqu’à ce qu’un hashtag de trop fasse trembler la République.
Le bouton “mute” des libertés, activable en 3 clics
TikTok, ce réseau social démoniaque qui transforme des ados en chorégraphes de révolution, a eu droit à sa petite coupure en mai 2024 en Nouvelle-Calédonie, en pleine flambée de violence. Le gouvernement, dans un élan de modernité façon 14-18, a dégainé la théorie des circonstances exceptionnelles, ce vieux joker juridique poussiéreux qui justifie tout… même l’interruption d’un service sans base légale.
Et le Conseil d’État, consulté après coup, a confirmé que oui, on peut couper l’accès à un réseau social. Mais non, ce n’est pas open-bar non plus. Faut quand même cocher trois petites cases avant de jouer au shérif digital :
- Gravité maximale exigée – pas un simple tweet qui fâche, mais des morts, des pillages, du chaos version blockbuster.
- Zéro autre solution technique dispo – pas de filtrage, pas de modération, pas de blocage ciblé possible ? Alors OK, tu peux tout couper.
- Durée limitée, comme un abonnement d’essai – tu coupes, mais seulement le temps de trouver une solution moins brutale. Pas question de tout laisser éteint en mode “on verra bien”.
En mai 2024 ? Carton rouge pour Matignon
Le gouvernement pensait avoir bien joué en bloquant TikTok pendant les émeutes calédoniennes. Sauf que… non. Le Conseil d’État a rappelé que même en temps de crise, les libertés fondamentales ne sont pas des options désactivables à volonté.
Pas de durée définie, pas de recherche d’alternatives techniques, et un blocage total décidé en roue libre ? Résultat : blocage illégal. Mais pas de panique, la jurisprudence est là maintenant. La prochaine fois, on saura comment mieux censurer.
Liberté d’expression ? Oui, mais surveillée et révocable
Ce qu’il faut retenir, c’est que la liberté d’expression version 2025, c’est comme une fête avec vigile : t’es libre de rentrer, mais seulement si tu ne fais pas trop de bruit, que tu ne déranges pas, et qu’on ne t’identifie pas comme source potentielle de “troubles”.
Alors oui, l’État peut bloquer un réseau social. Mais c’est encadré, balisé, saupoudré de conditions. On ne coupe plus Internet comme on coupe le gaz : il faut une ordonnance, une analyse, un avis juridique. La censure 2.0 est propre, légale, et estampillée Conseil d’État.
Dormez tranquilles, braves citoyens numériques : Big Brother a désormais des règles… mais c’est toujours lui qui les écrit.
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Attention, ici, l’actualité est revisitée avec une touche d’ironie et de second degré. Ce contenu est purement humoristique et n’a pas vocation à refléter une vérité absolue. Prenez-le pour ce qu’il est : une invitation à rire et à réfléchir, rien de plus ! 😏
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