Attention, ici, l’actualité est revisitée avec une touche d’ironie et de second degré. Ce contenu est purement humoristique et n’a pas vocation à refléter une vérité absolue. Prenez-le pour ce qu’il est : une invitation à rire et à réfléchir, rien de plus ! 😏

800 000 manifestants dans la rue… et tout ce qu’on retient, ce sont les casseurs ?

Ah, le 17 octobre.

800 000 manifestants selon les organisateurs.
Le ministère de l’Intérieur en compte environ 550 000.

Des lycéens. Des Gilets jaunes. Des familles. Des salariés. Des retraités. Et au lendemain de la mobilisation ?

Les vitrines, les incendies, les pillages, les casseurs.

Parce qu’évidemment, 800 000 personnes qui marchent dans le calme, ça fait moins de bruit qu’une poubelle en feu.

Les casseurs ont existé. Évidemment.

Personne ne va raconter que tout s’est passé dans une ambiance de kermesse.

Il y a eu des pillages, des bâtiments attaqués, des commerces vandalisés et des policiers blessés. Reuters et AP parlent de violences importantes dans plusieurs villes, avec des groupes de casseurs et de pilleurs en marge des cortèges.

Très bien. Arrêtez-les, montrez-les, condamnez-les.

Cependant, peut-être qu’on peut éviter de faire disparaître au passage les centaines de milliers d’autres. De plus, 800 000 manifestants et la manifestation du 17 octobre impliquaient les Gilets jaunes, lycéens et acteurs.

TF1 le reconnaît d’ailleurs clairement : les cortèges se sont largement déroulés dans le calme, avant que les scènes de vandalisme ne prennent toute la place dans le récit de la journée.

Comme quoi, le problème n’est pas de montrer la violence.

Le problème, c’est quand elle finit par devenir toute l’histoire.

Pendant ce temps, les manifestants pacifiques deviennent invisibles

Là est le tour de magie.

Vous prenez une mobilisation immense. Vous gardez trois voitures brûlées, deux vitrines brisées et un type cagoulé.

Et hop.

La colère sociale disparaît derrière le décor.

Pourtant, les revendications étaient là : des salaires, des retraites, des services publics, l’état des lycées, le manque de professeurs et l’avenir des jeunes; la mobilisation s’est organisée autour d’une convergence des colères, 800 000 manifestants, manifestation 17 octobre, Gilets jaunes, lycéens, casseurs, violences policières, mobilisation France.

Mais soyons sérieux.

Un lycéen qui explique qu’il manque des enseignants dans son établissement ?

Moyennement télégénique.

Un casseur qui lance une barrière ? Là, tout de suite, ça tourne en boucle.

Et les violences dans l’autre sens ?

Parce qu’il y a aussi ces images-là.

Des manifestants blessés. Des interventions policières contestées. Des enquêtes ouvertes.

Le Monde rapporte que les dernières semaines de mobilisation ont déjà conduit à plusieurs blessures graves chez des jeunes et à 18 enquêtes de l’IGPN sur les pratiques de maintien de l’ordre.

Le 17 octobre, AP News rapporte également l’ouverture d’une enquête après qu’un jeune manifestant à Saint-Étienne a subi une grave blessure à la main, potentiellement liée à une grenade policière.

Attention : enquête ne veut pas dire culpabilité.

Mais si l’on veut montrer les violences de la journée, autant regarder dans les deux directions.

Sinon ce n’est plus de l’information : c’est du montage.

Et les morts ?

Un manifestant est mort boulevard Magenta après un malaise suivi d’un arrêt cardiorespiratoire. Et pendant qu’on repasse les vitrines cassées en boucle, ce décès-là mérite au moins qu’on s’attarde sur les faits avant de le faire disparaître du récit.

Le piège est presque parfait

Les policiers voient leurs collègues blessés. Les manifestants voient des jeunes mutilés. Les commerçants voient leurs vitrines détruites. Le téléspectateur voit des flammes.

Et chacun finit par regarder l’autre en pensant :

« Voilà le problème. »

Pendant ce temps, les raisons qui ont poussé jusqu’à 800 000 personnes selon les organisateurs à descendre dans la rue deviennent presque secondaires.

C’est pratique. On ne parle plus du fond. On choisit son camp.

Manifestants contre policiers. Jeunes contre vieux. Gilets jaunes contre commerçants. Droite contre gauche.

Et surtout, tout le monde se dispute avec tout le monde.

Pendant ce temps, le prix des courses, les salaires, les retraites, les lycées et les services publics peuvent attendre tranquillement leur tour.

Le chiffre qu’on devrait peut-être garder en tête

Le 17 octobre, les organisateurs revendiquent 800 000 manifestants.

Le ministère estime environ 550 000 manifestants.

Quel que soit le chiffre retenu, on parle d’une mobilisation massive.

800 000 manifestants, manifestation 17 octobre, Gilets jaunes, lycéens, casseurs, violences policières, vie chère, mobilisation France.

Et la grande majorité n’a ni pillé une boutique ni incendié une mairie.

Reuters décrit lui aussi un mouvement massif, avec des manifestations largement pacifiques avant que des groupes violents ne provoquent des émeutes dans plusieurs villes.

Alors oui. Montrez les casseurs. Montrez les policiers blessés. Montrez les commerces détruits.

Mais montrez aussi les centaines de milliers de personnes qui n’ont rien cassé.

Montrez leurs pancartes. Écoutez pourquoi elles sont venues.

Montrez également les manifestants blessés lorsqu’il y en a.

Parce qu’à force de braquer la caméra uniquement sur celui qui casse une vitrine, on finit par oublier les centaines de milliers de personnes qui étaient simplement venues dire :

« Ça ne va plus. »

Et ça aussi, normalement, c’est une information.

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