Attention, ici, l’actualité est revisitée avec une touche d’ironie et de second degré. Ce contenu est purement humoristique et n’a pas vocation à refléter une vérité absolue. Prenez-le pour ce qu’il est : une invitation à rire et à réfléchir, rien de plus ! 😏

3 024 profs retrouvés, 1 000 encore à affecter : le miracle de l’Éducation nationale est en cours de livraison !

Ah, les miracles de l’Éducation nationale !

La semaine dernière, nous apprenions avec émerveillement que 3 024 professeurs remplaçants venaient d’être identifiés pour répondre à la colère des lycéens.

Pas 3 000. Pas 3 025. 3 024 exactement. Une précision rassurante.

Le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, avait annoncé leur déploiement entre le vendredi 9 et le mardi 13 octobre.

Magnifique ! Enfin des professeurs pour les élèves privés de cours !

Sauf que…

Le miracle a pris du retard

Mercredi 14 octobre, devant les sénateurs, le ministre a reconnu que seuls les deux tiers des 3 024 enseignants avaient été affectés.

Environ 2 000 sur 3 024. Autrement dit, près d’un millier restaient encore à affecter au moment de ce bilan.

Ah ben zut ! Ils étaient pourtant retrouvés, les professeurs !

Après leur adresse, il faudrait peut-être retrouver leur salle de classe ?

Un professeur affecté, c’est un cours remplacé ? Pas forcément !

Et là, attention, parce que l’histoire devient franchement savoureuse.

Les enseignants remplaçants sont des professionnels qualifiés, mais chacun possède sa spécialité.

Un professeur d’histoire ne devient pas professeur de mathématiques simplement parce qu’un logiciel a décidé qu’il fallait envoyer quelqu’un dans un lycée.

Le ministre l’a d’ailleurs reconnu : certains enseignants peuvent être affectés pour assurer du soutien dans leur matière, sans forcément remplacer le professeur absent dans une autre discipline.

Prenons un exemple imaginaire.

Un lycée manque d’un professeur de maths. On lui envoie un professeur d’histoire pour assurer du soutien en histoire.

Résultat ? Un professeur de plus dans l’établissement… mais toujours pas de cours de maths !

Sur le tableau de bord, la case peut être cochée. Dans l’emploi du temps des élèves, le trou est toujours là. Remarquable.

Les lycées changent de couleur

Autre bonne nouvelle annoncée par le ministre : le nombre de lycées classés « rouges », autrement dit les établissements considérés comme les plus en difficulté, serait passé de 114 à 49.

Voilà qui fait plaisir !

Mais à quoi correspond exactement cette classification ? Quels cours ont réellement été rétablis ? Combien d’heures les élèves ont-ils récupérées ?

Sur ces points, les informations publiques restent insuffisantes pour dresser un bilan précis.

Alors, on compte les établissements, on les classe par couleur, on déplace des enseignants…

Et les cours ? Ah oui. Les cours. Ce petit détail gênant.

Et les professeurs, dans tout ça ?

Car il ne faudrait surtout pas se tromper de responsables.

Les remplaçants en attente d’une nouvelle affectation ne sont pas des enseignants cachés chez eux à regarder la télévision.

Ces titulaires sur zone de remplacement peuvent déjà effectuer des activités pédagogiques dans leur établissement de rattachement.

Le SNES-FSU rappelle d’ailleurs que les besoins ne correspondent pas toujours aux disciplines et aux zones géographiques où ces enseignants sont disponibles.

Le problème n’est donc pas de savoir pourquoi ces professeurs ne travaillaient pas. Le problème, c’est pourquoi l’administration découvre en octobre qu’elle doit mieux organiser les remplacements de septembre !

Et avec un ministère qui explique avoir besoin d’un nouveau logiciel pour optimiser tout cela, on commence à comprendre l’utilité des cours d’informatique.

Alors, les 3 024 professeurs, ils sont où ?

Pour l’instant, le gouvernement met en avant des affectations en cours, une amélioration de la situation dans les lycées les plus en difficulté et l’autorisation de recruter 920 contractuels supplémentaires. C’est une réponse. Mais ce n’est pas encore la preuve que toutes les heures de cours manquantes ont été rétablies.

Les lycéens, eux, ne demandent pas un chiffre impressionnant au journal de 20 heures. Ils demandent des professeurs pour leur faire cours.

Alors, monsieur le Ministre, une petite suggestion pour la prochaine annonce :

Au lieu de nous dire combien de professeurs vous avez retrouvés, dites-nous combien de cours les élèves ont réellement récupérés !

Parce qu’à ce rythme-là, l’Éducation nationale va bientôt nous communiquer un numéro de suivi Colissimo.

« Votre professeur a bien été pris en charge. Livraison en établissement en cours. »

Et si le colis arrive dans la mauvaise matière… merci de contacter le service après-vente !

Sources :

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