Ah, l’Union européenne. Toujours prête à sauver la planète… mais en commençant par sauver les profits de ceux qui l’empoisonnent.
Oui, accroche-toi à ton compost biodégradable : la Commission européenne envisage d’autoriser indéfiniment les pesticides. (source : Reporterre)Indéfiniment, comme ton abonnement Netflix que tu oublies d’annuler, sauf que là, ce sont tes abeilles, tes sols et tes organes internes qui prennent l’addition.
Le grand retour des années 90 : pesticides free-style, science optionnelle, profits XXL
Selon l’ONG PAN Europe, la Commission prépare un règlement « Omnibus » censé « simplifier » l’accès au marché des pesticides.
Simplifier.
Le mot politiquement correct pour dire : ouvrez les vannes, lâchez les toxiques, c’est Black Friday dans les champs.
Dans ce projet, on trouve :
- Des autorisations illimitées pour les substances actives. Oui oui, sans date de péremption. Comme une promo permanente sur la toxicité.
- La suppression de l’examen scientifique indépendant. De toute façon, la science, ça ne sert qu’à déranger les lobbys.
- Le doublement des périodes de transition pour continuer d’utiliser des substances interdites.
Parce que quand quelque chose est dangereux, évidemment, il faut surtout prendre son temps pour arrêter.
Tout cela pour « répondre aux demandes de l’industrie » et éviter de devoir réévaluer des produits « controversés » comme… le glyphosate.
Controversés ?
Non, juste cancérigènes, mais dans le jargon bruxellois, ça fait désordre.
Bruxelles fait un AVC réglementaire : retour en arrière de 30 ans
Martin Dermine (PAN Europe) n’a pas mâché ses mots :
« La DG Santé veut nous ramener 30 ans en arrière »
Traduction :
Bienvenue dans un monde où le chlorpyrifos, le mancozèbe et les néonicotinoïdes coulent à flot comme du rosé en terrasse.
Le projet avance tranquillement, comme si tout cela était normal
Le plan est en consultation jusqu’à ce lundi 24 novemnre>
Puis la Commission présentera fièrement l’Omnibus le 16 décembre.
Juste avant Noël, c’est parfait : on adore les cadeaux surprises.
Sauf que là, c’est un colis piégé.
Bruxelles, 2025 : « simplifier », ou l’art d’appeler l’empoisonnement un progrès administratif
C’est beau, l’Europe.
Toujours en train de retirer « Madame », « Noël », « Marie » de son vocabulaire…
Mais laisser les pesticides à vie ?
Alors là, aucun problème.
Le citoyen ?
Il mangera, boira, respirera ce qu’on lui donne.
Et s’il n’est pas content, il n’a qu’à changer d’air…
Même si celui-là aussi sera pollué.

Avant d’interdire les pesticides, il s’agirait de donner aux agriculteurs les moyens de pouvoir s’en passer. Par exemple, en diminuant la superficie des champs par la plantation de haies et de zones de nidification des animaux prédateurs d’insectes. Cela permettrait aussi de ralentir la surconsommation outrancière de l’eau pour arroser lesdits champs. Et surtout, de diminuer fortement le nombre de normes « escrologiques » qui les empêchent d’appliquer les solutions naturelles envisageables, telles que celles citées + haut dans mon commentaire. Ca serait un bon début, n’est-ce pas?