Encore un virus, encore un article, encore un prétexte pour que les autorités nous assurent que “tout va bien”. Spoiler : si on a besoin de le préciser, c’est que ça ne va pas.
Allez, installez-vous. Madame-Raleuse est en mode H5N5 deluxe aujourd’hui.
H5N5 : les États-Unis tirent la carte “made in virus inconnu”
Les États-Unis viennent donc d’annoncer, tout en douceur comme on annonce une rupture amoureuse, qu’un premier cas de grippe aviaire H5N5 vient d’être détecté chez un humain. (source : Le Soir) Oui, H5N5. Non, ce n’est pas une permutation au Scrabble. C’est juste la nouvelle collection automne-hiver des virus à la mode.
L’heureux élu :
– un homme âgé,
– malade,
– hospitalisé,
– éleveur de volailles,
– vivant dans la région de Grays Harbour au Washington.
En bref : pas tout à fait l’homme moyen de TikTok, mais un profil “à risque”, comme disent les experts pour ne pas dire “on a eu du bol, ça aurait pu être pire”.
Le CDC tente de nous rassurer… donc on flippe un peu plus
Ah, le bon vieux CDC. Toujours là pour le service après-virus, et toujours prompt à déclarer :
“Le risque pour la population est faible.”
Voilà. On connaît la chanson.
C’est la phrase exacte qu’on entend avant que les ventes de pâtes, de PQ et de gel hydroalcoolique repartent en flèche.
Neuf mois sans cas de grippe aviaire chez l’humain, et bim : le H5N5 débarque, tapis rouge déroulé. Hollywood n’a qu’à bien se tenir.
Et pendant ce temps, l’épidémie H5N1 continue son tour du monde
Parce que oui, pendant que H5N5 essaie de percer, son grand cousin H5N1 continue de cartonner dans les élevages, en mode “la tournée mondiale des virus immortels”.
Europe, Asie, Amériques… depuis 2022, c’est l’épidémie la plus massive jamais enregistrée. Un vrai triomphe !
Heureusement, selon les autorités, tout est “sous contrôle”. On ne sait juste pas très bien sous le contrôle de qui.
Conclusion : encore un virus, mais ne paniquez pas… enfin, pas tout de suite
Le H5N5 chez l’homme ? Une première.
Un risque faible ? Paraît-il.
Un éleveur malade ? Déjà fait.
Une communication rassurante ? Toujours la même.
Alors faut-il commencer à stocker des masques, du gel et des poulets bio ?
Non.
Pas encore.
Mais disons que 2025 nous rappelle gentiment que les virus ont plus d’imagination que nos ministères, et que les oiseaux sauvages ne respectent absolument aucune frontière sanitaire, ce manque de savoir-vivre.

La dernière fois, c’était l’histoire d’une chauve-souris et d’un pangolin, en colloc dans 1 P4 de Wuhan. Et là, ça sera quoi? Celle d’un poulet avec un ragondin qui se seront échappés d’un labo MK Ultra? Ou de la Zone 51? Pfff 🤡😤