Parce que se soigner, c’est dépassé. En 2025, on préfère bosser avec 40 de fièvre qu’alourdir le budget de l’État.
Tiens, encore une réforme au nom de la sobriété, mais pas énergétique cette fois — financière. Et devinez qui trinque ? (Spoiler : pas les députés ni les sénateurs).
Dès ce mardi, si l’idée saugrenue vous prend de tomber malade, préparez-vous à un nouveau coup de massue : l’indemnisation des arrêts-maladie par la Sécurité sociale baisse. Oui, encore. C’est une habitude désormais, comme changer d’heure ou faire semblant de croire que le prix de l’électricité va se stabiliser.
Et pendant qu’on vous culpabilise de « profiter du système » avec vos trois jours de repos pour une grippe carabinée, on oublie de vous dire que les fraudes fiscales pèsent 80 à 100 fois plus dans les caisses de l’État que les petits arrêts maladie de Mamie Josiane.
Travailler plus pour saigner plus
Alors voilà, c’est officiel : à partir de ce mardi, les indemnités journalières vont fondre comme les glaciers qu’on fait semblant de protéger. Un petit pourcentage par-ci, une franchise par-là, et bim, vous voilà à faire le calcul entre une boîte de Doliprane et votre ticket de métro.
Et ne parlons même pas des auto-entrepreneurs ou indépendants. Ceux-là, on les aime surtout en campagne électorale, façon “les héros du quotidien”, puis hop ! Oubliés plus vite qu’un ministre démissionnaire.
Le vrai virus, c’est l’austérité
Soyons clairs : cette baisse n’est pas une mesure de santé publique. C’est une réforme comptable. Traduction : vous coûtez trop cher quand vous êtes malades. Donc autant vous inciter à ne pas l’être, quitte à finir avec une pneumonie « de productivité ».
Et au cas où vous auriez oublié que la France a toujours été championne du monde en matière de contradictions : on vous demande de rester chez vous à la moindre toux depuis le Covid… mais maintenant, on vous punit financièrement si vous osez le faire.
À quand le “malus maladie” sur votre fiche de paie ?
On en est presque à se demander si le prochain projet ne sera pas une carte de fidélité du malade rentable : 10 jours d’arrêt non indemnisés, le 11ᵉ offert ! Ou mieux : une prime si vous mourrez directement sur votre poste de travail, pour service rendu à la Nation.
Conclusion ? Une société qui économise sur les arrêts maladie est une société qui préfère ses colonnes Excel à ses citoyens. Et pendant que vous galérez à faire passer votre certificat médical, eux s’offrent des cures de jouvence en thalasso parlementaire.
Bonne convalescence. Si vous pouvez encore vous l’offrir.
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Attention, ici, l’actualité est revisitée avec une touche d’ironie et de second degré. Ce contenu est purement humoristique et n’a pas vocation à refléter une vérité absolue. Prenez-le pour ce qu’il est : une invitation à rire et à réfléchir, rien de plus ! 😏
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