Ah, Apple ! Ce preux chevalier blanc de la vie privée, toujours prêt à défendre les pauvres utilisateurs contre les méchants GAFAM avides de données. Du moins, c’est ce qu’on aimerait croire… Parce qu’en réalité, derrière le logo épuré de la pomme croquée, se cache une opération de surveillance généralisée digne des meilleurs romans dystopiques.
C’est ce que dénonce Thomas Le Bonniec, ancien employé d’un sous-traitant d’Apple, devenu lanceur d’alerte.(source : L’Humanité) Sa mission ? Écouter les utilisateurs de Siri à leur insu. Oui, vous avez bien lu. Pendant que vous râliez contre Facebook et son appétit gargantuesque pour vos données personnelles, Apple enregistrait vos conversations sans votre consentement.
Crowd Collect : quand Siri vous écoute (et vous juge)
Le Bonniec raconte son expérience au sein de l’opération Crowd Collect, un doux euphémisme pour désigner un immense aspirateur à données personnelles. Chaque jour, ce brave employé analysait pas moins de 1 300 enregistrements d’utilisateurs, prenant soin d’étiqueter leur voix, leurs préférences, leur localisation, leurs contacts, voire leurs petits secrets inavouables.
Le plus croustillant ? Loin d’un simple « contrôle qualité », ce travail s’accompagnait d’une analyse digne d’un profilage policier : Sont-ils jeunes ou vieux ? Hommes ou femmes ? Ont-ils une appartenance syndicale suspecte ? (On imagine déjà le siège d’Apple, où des algorithmes scrutent le moindre soupçon d’activisme parmi leurs clients trop bavards…)
Quand l’État s’invite dans la partie
Si cette révélation ne suffit pas à vous faire regretter votre dernier iPhone à 1 500 euros, attendez la suite. Le gouvernement, qui ne rate jamais une occasion de nous « protéger » (comprenez : nous fliquer), a flairé le bon filon. Un projet de loi du ministère de la Justice prévoit d’utiliser directement ces outils pour activer à distance les smartphones et nous espionner en toute légalité. Car bon, pourquoi se fatiguer à poser un micro chez un suspect quand il suffit d’exploiter les gadgets que nous transportons tous les jours dans nos poches ?
On appellera ça la « démocratie moderne » : une société où les citoyens acceptent docilement que leurs conversations soient stockées, analysées et monétisées, sous prétexte qu’ils ont accepté les conditions d’utilisation en scrollant trop vite.
Apple et l’art du double discours
Pendant ce temps, Apple continue de se présenter comme le héros de la protection de la vie privée, face au vilain Facebook et aux ogres de la Silicon Valley. Un coup de marketing bien rodé qui, pourtant, cache une réalité bien différente : celle d’un capitalisme de surveillance où les données personnelles sont une ressource plus précieuse que l’or.
Et nous, pauvres consommateurs, continuons de nous réjouir des nouvelles « améliorations » de Siri, sans savoir que chaque requête alimente un monstre technologique capable de tout savoir de nous.
Alors, avant de réclamer la fin des cookies sur vos sites préférés, posez-vous la vraie question : Est-ce que Siri nous répond vraiment, ou est-ce qu’il nous enregistre simplement en silence ?
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Attention, ici, l’actualité est revisitée avec une touche d’ironie et de second degré. Ce contenu est purement humoristique et n’a pas vocation à refléter une vérité absolue. Prenez-le pour ce qu’il est : une invitation à rire et à réfléchir, rien de plus ! 😏
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