Plus de 91.000 vidéos d’abus, 1,8 million d’utilisateurs, 79 arrestations… L’humanité a touché le fond. Et elle creuse.
Bienvenue dans le monde merveilleux du progrès numérique, où les monstres ne se cachent plus sous les lits, mais derrière des écrans, des cryptomonnaies et des pseudos. KidFlix — oui, comme Netflix mais version cauchemar — est la plateforme pédocriminelle la plus immonde jamais démantelée, avec des chiffres à donner la nausée : 91.000 vidéos, 6.288 heures de souffrances, 1,8 million de membres actifs. Du grand art de l’horreur version dark web. (source : 20Minutes)
Une industrie de l’inhumanité… sponsorisée par l’anonymat
Créée en 2021, cette plateforme du darknet a permis à des milliers de prédateurs d’échanger tranquillement leurs « petits films familiaux », moyennant paiement en cryptomonnaie, bien sûr — parce que même l’enfer a sa Fintech. Pendant trois ans, ce « KidFlix » a tourné à plein régime, alimenté par la banalité du mal 2.0 : des vidéos d’enfants, de très jeunes enfants, et même de bébés, dans des actes que l’on qualifiera pudiquement d’“inimaginables”, parce qu’il n’y a pas de mot suffisamment dégueulasse dans le dictionnaire.
79 arrestations : c’est bien… mais sur 1,8 million, faites le ratio
On applaudit quand même les 79 arrestations dans 31 pays — un joli coup de filet, dirait un ministre en cravate, content de ses chiffres. Mais en vrai ? Cela représente 0,004% des utilisateurs. Autrement dit, la fête est finie pour quelques-uns, mais la piste de danse est encore bien pleine. La plupart des suspects ? Des hommes autour de 31 ans. Le plus jeune est né en 2006. Le plus âgé en 1948. Oui, ça fait froid dans le dos.
Des enfants livrés pour « jouer »…
Et pour ceux qui pensaient que ces horreurs étaient uniquement virtuelles, détrompez-vous. Certains membres ne se contentaient pas de streamer : ils passaient à l’acte. Mention spéciale à ce père de 36 ans à Chemnitz, qui proposait carrément son fils pour des « jeux » et cherchait de nouveaux partenaires sur KidFlix. Un vrai père modèle, version dystopie.
Une traque numérique… mais où est la volonté politique ?
Les enquêteurs ont remonté la piste grâce aux paiements. Car, oui, l’horreur a une comptabilité. Des cryptos, des adresses, des serveurs. Mais toujours pas de trace de l’exploitant principal du site. Ce qui nous amène à une question simple : comment est-il possible que des vidéos soient mieux hébergées que des documents administratifs français ?
KidFlix, ou comment l’inaction est devenue complice
Ce réseau ne s’est pas monté tout seul. Il a prospéré parce que les moyens mis dans la lutte contre la pédocriminalité sont ridicules. On préfère tracer les factures de taxi ou imposer des QR codes pour assister au JO que de mettre de vraies ressources dans la cyberpolice. Et pendant ce temps, 1,8 million d’utilisateurs échangeaient du viol d’enfants comme on partage une recette de quiche sur Pinterest.
Madame-Raleuse.com salue le travail des enquêteurs allemands et d’Europol, mais rappelle que tant que l’État ne considérera pas cette abomination comme une priorité nationale — comme le terrorisme ou le blanchiment —, KidFlix ne sera qu’un épisode d’une série infinie.
Et cette série, contrairement à Netflix… on aimerait bien qu’elle s’arrête à la saison 1.
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Attention, ici, l’actualité est revisitée avec une touche d’ironie et de second degré. Ce contenu est purement humoristique et n’a pas vocation à refléter une vérité absolue. Prenez-le pour ce qu’il est : une invitation à rire et à réfléchir, rien de plus ! 😏
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